Aller au contenu

Conflits miniers au Pérou: Rapport impactant de l’année 2025

· 3 min de lectura
Conflictos mineros Perú: Impactante Informe 2025 revela soberanía

Conflits miniers dominent le nouveau cartogramme de risque social au Pérou, avec 199 cas actifs signalés par le 37ème Observatoire des Conflits Miniers au Pérou au deuxième semestre de 2025, selon la présentation réalisée à Lima. Conflits miniers exploitent des tensions entre la mine illégale et la mine formelle et signalent une perte croissante de souveraineté étatique dans les zones amazoniennes contrôlées par des groupes criminels.

Expansion de la mine illégale

Le rapport identifie l’Amazonie comme centre de conflits de plus en plus intenses où la mine illégale s’étend dans des zones éloignées avec une faible visibilité médiatique, affectant des communautés indigènes et rurales. Conflits miniers adoptent des formes violentes : déplacements forcés, coercition des habitants et marquage de maisons par des bandes qui consolident des économies illégales dans le territoire.

Acteurs et contrôle territorial

Selon l’enquête, des groupes comme Les Céphalopodes et Les Choneros opèrent à la frontière avec l’Équateur, le Commando Verte à la frontière avec le Brésil et le Commando de la Frontière à côté de la zone frontalière avec la Colombie ; ces organisations contrôlent des circuits complets d’économies illégales et aggravent les conflits miniers.

Choque entre mines et breche normative

Le document enregistre également un choc inédit entre mine illégale et mine formelle par le contrôle territorial et la concurrence des ressources, tandis que des communautés rurales assument des activités extractives avec l’argument de générer de l’emploi local. En parallèle, la discussion publique se concentre sur la Loi de la Mine Artesanale et de Petite Échelle (MAPE), bien que des experts exigent une mise à jour intégrale de la Loi Générale de la Mine, en vigueur depuis plus de 30 ans.

Réponse institutionnelle et vacuits

Alors que la présentation se faisait, le Congrès a ratifié une nouvelle extension d’un an du Registre Intégral de Formalisation Minière (Reinfo), un registre dont la validité devait avoir expiré en 2016 ; pour les analystes, cette mesure reflète l’absence d’un plan d’action efficace face aux conflits miniers et à l’expansion illégale.

Impact social et politique

L’ex-vice-ministre de l’Environnement José de Echave a averti que la mine illégale s’est transformée en un pouvoir économique et politique avec une capacité d’influence dans les régions et un potentiel d’effet sur l’agenda électoral de 2026, ce qui ajoute de la pression sur les institutions publiques.

Données clés : l’Observatoire signale 199 conflits actifs dans la période, avec une concentration croissante dans la zone nord et l’Amazonie ; les dynamiques combinent le contrôle territorial par des bandes, la participation directe des communautés dans l’extraction illégale et des frictions avec la mine formelle, tout dans un contexte de normative désactualisée et de rares réponses étatiques face aux conflits miniers.

L’évolution de ces phénomènes marquera la gouvernabilité territoriale et la protection des droits dans l’Amazonie, tandis que persistent des doutes sur la capacité étatique à récupérer la souveraineté et à réguler efficacement les activités extractives.

Publicado en: https://orgullodominicano.org/fr/conflits-miniers-au-perou-rapport-impactant-de-lannee-2025/