Trois avocats dominicains ont déclaré que le Collège des Avocats de la République Dominicaine (CARD) maintient une poursuite disciplinaire en leur direction, qu’ils qualifient d’irrégulière, sans fondement et contraire à la Constitution et à la loi. Selon les juristes Mariel León Lebrón, Lilia Fernández León et Joel Del Rosario, le processus disciplinaire qu’ils affrontent est sans soutien juridique et viole des garanties fondamentales.
Processus irrégulier et sans fondement
Les professionnels ont expliqué que, bien que le Tribunal Supérieur Administratif ait déclaré nul le processus disciplinaire initial, le Tribunal Disciplinaire du CARD a décidé de poursuivre l’enquête et a ouvert un nouveau dossier. Ce deuxième processus, affirment-ils, a été initié par la partie adverse d’un de leurs clients dans un cas de divorce, sans qu’il y ait eu une enquête préalable ni une accusation formelle de la part du Procureur National du corps.
Garanties constitutionnelles violées
Les avocats ont souligné que les actes du CARD se basent sur une résolution de la Commission Exécutive signée uniquement par son président, Trajano Vidal Potentini, ce qu’ils considèrent comme une grave irrégularité. De plus, ils ont rappelé que récemment, ils ont été déclarés « litigants téméraires » par la présidence de la Chambre Civile et Commerciale du Juge de Première Instance du District National, mais la Cour d’Appel de Saint-Domingue a annulé cette décision, en déterminant qu’elle violait des droits fondamentaux.
Contexte du conflit et mesures légales
Le conflit a ses origines dans un processus de divorce, où les avocats ont demandé des mesures pour protéger les intérêts économiques d’une femme face à des actes de distraction et d’occultation patrimoniale attribués à l’époux. Malgré les décisions judiciaires en leur faveur et bien qu’il n’y ait pas de sanctions en vigueur contre eux, les juristes affirment que le CARD insiste à poursuivre des processus disciplinaires qui, à leur avis, violent des garanties constitutionnelles et des normes statutaires.
Les avocats ont annoncé qu’ils allaient recourir aux mécanismes légaux correspondants pour protéger leur honneur professionnel et exiger que le corps agisse conformément au cadre normatif qui le réglemente. La poursuite disciplinaire a généré une inquiétude dans le secteur juridique et a été l’objet de débats dans les médias et les réseaux sociaux.
Pour plus d’informations sur les affaires judiciaires et les droits professionnels, vous pouvez consulter notre article sur les droits des avocats en République Dominicaine et l’analyse de la conduite du Tribunal Disciplinaire du CARD.
La poursuite disciplinaire continue d’être un sujet d’intérêt national, en particulier dans le contexte de la défense des droits fondamentaux et de l’indépendance professionnelle. Les avocats insistent pour que tout processus disciplinaire respecte la loi et la Constitution, et rejettent tout essai de poursuite disciplinaire qui ne respecte pas ces principes.
